Bienvenue chez
Florica
à prononcer à la mode slave: [floṟi:tsa] (en roulant bien le R…)
Comme dans tous les blogs vous y retrouverez mes dernières réflexions, élucubrations et créations.
Pour en savoir plus sur mes activités plastiques, je vous invite à visiter saadi.be,
en ce qui concerne mes créations textiles le rendez-vous est sur florica.be.
Tout le monde voit plus ou moins comment on s’y
prend pour peindre un tableau, par contre j’en suis moins sûre en ce qui concerne la gravure.
Voilà pourquoi j’ai eu envie de vous montrer une des techniques de gravure, parmi la multitude des autres possibles, celle du verni mou.
Cette technique est classée dans les eaux-fortes parce que la plaque est plongée dans l’acide.
Mais commençons par le début [je passerai les détails sinon on y est encore demain]
Ici on travaille avec une plaque de zinc (pour d’autres techniques ça peut être la pierre, le linoléum, le bois, etc.).
Après avoir coupé la plaque aux dimensions souhaitées, il faut la poncer, longtemps, longtemps, longtemps et soigneusement.
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Matériel : papier de verre et maille de fer |
Une plaque parfaitement lisse s’approchant le
plus possible du miroir donne des blancs très blancs [et moi je n’aime pas quand les blancs sont gris clairs].
Quand l’effet miroir est obtenu [ou quand on a mal au bras], la plaque est prête pour commencer à travailler.
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Sur une table
chauffante on applique le vernis au rouleau.
Ici le vernis est dit mou, c'est-à-dire qu’il ne durcit pas, on l’utilise pour faire une empreinte de quelque chose.
Moi, avec cette technique, je fais des empreintes de broderies, que j’ai préalablement réalisées chez moi, mais ça c’est une autre histoire que je ne vous raconterai pas aujourd’hui [mais je donne un stage si vous voulez le mercredi soir, à Liège…:)
].
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La presse |
La broderie |
Ensuite on met la plaque sur la presse, avec la broderie dessus, un papier de protection et hop quelques centaines de kilos de pression et la broderie a fait une empreinte dans le vernis.
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L'empreinte de la broderie dans le vernis |
Sur cette image, ce qui est clair c’est là où le vernis à été
enlevé. |
Le vernis sert à protéger la plaque de l’acide,
où on va l’y plonger bientôt.
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Quelques corrections avec le vernis classique (celui qui durcit), pour les endroits qui doivent rester bien blancs…
Là où il n’y a pas de vernis l’acide va ronger la plaque.
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avant le bain |
après le bain |
Puis c’est le bain dans l’acide (bon ici ce n’est pas vraiment de l’acide c’est un produit moins toxique mais j’ai dit
que je passais les détails…).
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On voit bien que ce qui était clair est devenu sombre, c’est l’acide qui a creusé
le métal. |
Plaque prête à être encrée |
Après nettoyage pour enlever les vernis, la plaque est prête à être encrée.
Pendant que la feuille trempe dans l’eau, on va encrer la plaque.
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Le paumage |
Petit à petit le dessin réapparait. |
Puis on enlève le surplus avec du papier ça s’appelle le paumage
[NB. on a besoin de vieux
bottins téléphoniques dans les ateliers de gravure près de chez vous]
Cette opération (encrage + paumage) doit être faite soigneusement et pour chaque impression. On caresse la plaque à l'aide la paume de la main avec du papier, le but
étant d’ôter l’encre en surface tout en laissant celle qui est dans les creux.
La plaque est prête à être imprimée
Sous la pression le papier mouillé va aller chercher l’encre dans les creux de la plaque.
Rien de tel qu’une petite démonstration en image...
Et voilà le premier exemplaire de ma dernière gravure :
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la broderie |
la plaque | l'impression |
Publié par Florica, le 30/01/2009
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