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Bienvenue chez
Florica
à prononcer à la mode slave: [floṟi:tsa] (en roulant bien le R…)
Comme dans tous les blogs vous y retrouverez mes dernières réflexions, élucubrations et créations.
Pour en savoir plus sur mes activités plastiques, je vous invite à visiter saadi.be,
en ce qui concerne mes créations textiles le rendez-vous est sur florica.be.
Je participe à l'exposition Cadeaux de la Maison des Métiers d'Art de Liège
avec ma collection d'accessoires textiles FLORICA hiver 08-09.
L'exposition sera accessible du 28 novembre au 31 décembre 2008.
Vernissage le jeudi 27 novembre 2008 à 18h.
à la Maison des Métiers d'Art - rue des Croisiers, 7 - 4000 Liège - Belgique
info : +32 (0) 42 32 86 75 - +32 (0) 42 32 87 10 - opma@provincedeliege.be
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 18h, le samedi de 11h à 17h,
les 24 et 31 décembre de 11h à 16h,
ouvert également le dimanche 21 décembre de 11h à 17h [fermé le 25 décembre]
Y'en a partout dans mon salon.
Le résultat de tout ce brol-là sera visible dès jeudi à la Maison des Métiers d'Art de Liège [exposition 'Cadeaux'],
mais comme je livre le stock demain, je vais stopper la "pause ordi" et retourner bosser.
Mais alors seulement aujourd'hui (restons sérieux)
L’autre jour je me suis dit que je passais trop de temps sur mon ordi.
J’explique.
J’essayais de trouver le meilleur agencement pour un ensemble de gravures, que je voulais présenter dans un même cadre pour une expo. J’étais donc sur la table de mon salon à changer les papiers
de place pour trouver l’harmonie idéale. J’avais trouvé un ordre pas mal pour les présenter mais je me suis mise à les changer de place à nouveau juste pour voir... c’est alors que je
m’aperçois que ça ne va pas et qu’il faut les remettre dans la configuration précédente.
Et là, détresse : « merde ! j’peux pas faire Ctrl+z !»
La nouvelle du jour fait du bien par où elle passe :
Parfois il y a des gens qui nous quittent et on est particulièrement
bouleversé.
Pourtant ce ne sont pas ce qu’on appelle des proches, même pas des amis, simplement des personnes avec qui il y a eu quelque chose de particulier. Pour Claire Mambourg j’avais de
l’admiration, mais pas seulement. Elle fait partie des rares (si rares) femmes qui m’ont montré le chemin. Grâce à elle [et particulièrement à cette exposition chez Flux il y a plusieurs mois],
je me suis souvenue de ce que j’avais appris à Sarajevo : l’essentiel.
Claire faisait partie de ces êtres humains qui donnent, qui offrent, sans rien demander et surtout sans attendre de retour. Claire a offert sa vie, pour un monde plus doux, pour une vie plus
juste. Claire a offert son œuvre pour que les bonnes questions s’invitent dans nos cerveaux conditionnés. De sa propre détresse, depuis des années, je n’ai jamais décelé la moindre faiblesse, la
moindre plainte ; c’est ce qui me permettait de croire qu’elle vivait par nécessité, la nôtre. Nous avions besoin d’elle pour remettre nos idées confortables d'européens égocentriques en
place. C’est ce qui me faisait penser que Claire devait être un ange et je croyais les anges immortels.
Il y a une semaine, la maladie, celle qui nous pend tous au nez, a emporté Claire après des années de duel. Et moi, depuis que j’ai lu sur mon ordinateur en me réveillant l'autre jour :
"CLAIRE vient de ranger définitivement ses pinceaux, ses crayons et tout son matériel [...]", je ne sais plus rêver. Je suis inconsolable.
Je ne suis pas allée ni au funérarium, ni aux obsèques. Je n'étais pas capable d'aller seule, les yeux embués, dire adieu à celle qui n’était pas mon amie, à celle qui n’était pas famille ;
je ne me suis pas sentie autorisée à montrer ma tristesse à ceux qui étaient ses amis, à ceux qui étaient sa famille, je suis faible et lâche.
J’avais écrit à Claire le mois passé, je lui avais écrit une longue lettre, pour lui dire… mais je n’ai pas pris le temps de la lui faire parvenir, parce que parfois encore, j’oublie
l’essentiel.
Je ne peux que me souhaiter de toujours garder en moi son souvenir, de ne jamais oublier la valeur des choses, d’atteindre un jour le socle du piédestal sur laquelle je la garde.
Je ne peux que lui souhaiter de reposer en paix et cela ne me suffit pas.
Elle était un modèle, je l’accepte en
icône.
Claire Mambourg (9/10/1948 - 5/11/2008)
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